La voiture doit partir pour un long trajet demain matin. Elle est présente cet après-midi, le photovoltaïque peut produire, puis une période de réseau moins chère peut suivre selon votre contrat. Le premier réflexe serait d’utiliser autant de soleil que possible.
Ajoutez toutefois une donnée : ce que cette énergie aurait rapporté si elle avait été injectée au réseau. Vous pouvez alors comparer autoconsommation diurne et achat nocturne, sans perdre de vue l’échéance du départ.
Deux prix sont nécessaires pour une décision quotidienne
Pour le réseau, observez le prix d’achat. Pour le surplus solaire, calculez le revenu auquel vous renoncez en rechargeant la voiture plutôt qu’en injectant l’énergie.
Ce n’est pas une nouvelle ligne de facture, mais un élément de comparaison. On évite ainsi de compter la même énergie à la fois comme recharge gratuite et comme revenu attendu.
L’analyse complète de rentabilité d’une installation photovoltaïque demande bien plus de données. Ici, seul l’usage du surplus d’une journée est étudié ; votre contrat indique si achat et injection peuvent être comparés de cette manière.
Objectif : 30 kWh avant le matin
Il faut fournir 30 kWh à la borne avant le départ. Nous supposons 18 kWh de surplus solaire disponible l’après-midi, voiture branchée et capable de les accepter.
Tous les prix sont fictifs et exprimés en unités monétaires (u.m.) : injection à 12 u.m./kWh, énergie du soir à 58 u.m./kWh et période nocturne à 28 u.m./kWh. L’exemple ne décrit aucun dispositif national ni aucune offre actuelle.
| Plan de recharge | Achat au réseau | Revenu d’injection perdu | Valeur comparative totale |
|---|---|---|---|
| 30 kWh le soir | 1 740 u.m. | 0 u.m. | 1 740 u.m. |
| 30 kWh la nuit | 840 u.m. | 0 u.m. | 840 u.m. |
| 18 kWh solaires et 12 kWh la nuit | 336 u.m. | 216 u.m. | 552 u.m. |
Dans le scénario mixte, les 12 kWh achetés coûtent 336 u.m. et l’autoconsommation fait renoncer à 216 u.m. d’injection. Le total comparatif de 552 u.m. est inférieur de 288 u.m. aux 840 u.m. du scénario entièrement nocturne, selon ces seules hypothèses.
Que se passe-t-il avec d’autres prix ?
Dans le premier exemple, le surplus est utilisé et les 12 kWh restants sont reportés à la nuit.
Si l’énergie nocturne ne coûtait que 8 u.m./kWh, les 30 kWh du réseau reviendraient à 240 u.m. Utiliser 18 kWh solaires puis acheter 12 kWh représenterait 216 + 96, soit 312 u.m. dans la comparaison.
Dans ce second cas, injecter le surplus et recharger la nuit serait plus avantageux. La conclusion dépend des prix réels et des autres besoins du logement.
La recharge doit être terminée au départ
Seule l’énergie effectivement acceptée par la voiture compte. Si 10 kWh solaires, et non 18 kWh, ont transité par la borne, il reste 20 kWh à fournir.
À 7 kW constants, il faut près de 2 heures et 52 minutes. Une plage nocturne de deux heures ne suffit pas : le plan doit être élargi à temps. Associez toujours au créneau de prix le temps de recharge réellement nécessaire.
Les calculs portent sur l’énergie fournie par la borne. La quantité stockée et le niveau de départ obtenu dépendent aussi du véhicule.
Zaptec peut faire partie d’un système coordonné
Les intégrations solaires documentées pour Go et Go 2 permettent à une commande externe adaptée de moduler la recharge. Le pilotage par API exige une installation en ligne en mode Default Charging ; voir le guide d’intégration du fabricant.
La disponibilité du mode solaire natif basé sur Sense varie selon les pays. Vérifiez le territoire concerné sur la page Zaptec Sense et retenez uniquement une intégration réellement prise en charge, avec sa mesure associée.
La configuration doit préciser qui calcule les prix, qui surveille la capacité du logement et qui impose l’intensité de recharge. Testez le fonctionnement en vérifiant aussi que l’objectif énergétique sera atteint le matin.
Établissez un plan pour une journée précise
Choisissez un prochain départ. Notez l’énergie requise, le surplus attendu et les deux prix comparables de votre contrat. L’après-midi, utilisez la mesure de la borne pour recalculer l’appoint restant.
Vous verrez quand employer l’énergie solaire, combien d’énergie acheter au réseau et quelle durée réserver à la recharge.
Comparez une journée réelle, pas un tarif théorique
Réunissez l’énergie nécessaire au départ, le surplus attendu, le prix d’achat et la valeur d’injection prévus par votre contrat. Ajoutez la puissance disponible pour vérifier que le scénario choisi tient dans le temps.

